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SÉMINAIRE NOS SCIENCES SOCIALES
Problèmes d’épistémologie des sciences sociales

 

Ce séminaire, réunissant anthropologues, économistes, géographes, historiens et sociologues, vise à confronter les questions théoriques, méthodologiques et épistémologiques rencontrées dans chaque discipline afin de repérer des convergences et lignes de force susceptibles de clarifier les présupposés et les modalités souhaitables des démarches interdisciplinaires.

Ce séminaire mensuel est ouvert aux enseignants, chercheurs et doctorants de l’École Doctorale TESC (Temps, Espaces, Sociétés, Cultures).

 

 

PROGRAMME 2010

 

8 février - MDR, salle D31, 10h-13h

Les sciences sociales et le politique (responsabilité des chercheurs)

Gabriel Colletis, Olivier Brossard

Il s'agit ici d’envisager les sciences sociales dans leur rapport au politique: comment le chercheur en histoire, sociologie, géographie, etc. influence-t-il et est-il influencé par le politique? Comment effectue-t-il au contraire son effort de neutralisation axiologique pour s'isoler du politique? La bonne éthique des rapports au politique est-elle suffisamment respectée dans nos différentes sciences sociales? Tirons-nous suffisamment les leçons des échecs des politiques que nous avons recommandées? Néanmoins, on pourra aussi évoquer les différentes manières d'analyser le politique caractérisant chacune de nos sciences sociales

Eric Darras, LaSSP

Valérie Larrosa, UT1

Olivier Brossard, UT1

 

1er mars - MDR, salle D155, 10h-13h

Approches de la domination

Claire Judde

En réponse à la théorie marxiste, les sciences sociales ont proposé, depuis une quarantaine d’années, des procédures d’analyse renouvelées des groupes «dominés». Ainsi, de l’history from below, à la microstoria et l’alltagsgeschichte, des travaux de Bourdieu jusqu’aux «théories de l’acteur», des conceptions différentes – parfois contradictoires, souvent complémentaires – ont tenté d’envisager la question de la domination, ainsi que des relations entre dominés et dominants. Il s’agira ici de discuter ici de ces différentes approches, en posant la question de la pertinence d’une étude des «petits» qui tenterait de dépasser la seule étude de la domination.

Jean-Paul Depretto, UT2

Alexandra Oeser, LassP, IEP Toulouse et CMH, EHESS/ENS, Paris

Claire Judde, UT2

 

15 mars - MDR, salle D31, 10h-13h

Les usages du comparatisme

Jean-Pierre Albert, Claire Judde

La méthode comparative, désignée par Durkheim comme l’équivalent de l’expérimentation telle que la pratiquent les sciences de la nature et «la méthode de la preuve en sociologie», est inégalement mise en œuvre par les différentes sciences sociales, l’anthropologie étant sans doute la discipline qui s’en réclame avec le plus de constance. L'ouverture récente des horizons de recherche a amené les historiens et les politistes à élargir leurs perspectives, en s'intéressant à des espaces plus larges, transnationaux et globalisés. La World History, l'histoire comparée, et en France plus particulièrement l' "histoire connectée" ont également permis de renouveler les approches, en proposant de nouveaux objets d'étude ainsi que des questionnements jusqu'alors inédits. La séance "Les usages du comparatisme" pourrait permettre de faire le point sur la question du comparatisme en sciences sociales: ses objectifs, ses conditions d’application, son intérêt et ses limites.

Colette Zytnicki, UT2

Jean-Pierre Albert, UT2

 

26 avril - MDR, salle D31, 10h-13h

Action collective, mobilisations, coalitions

Denis Eckert

 

10 mai - MDR, salle D31, 10h-13h

Les moteurs de l’action individuelle

Jean-Pierre Albert

De façon implicite ou explicite, les sciences sociales font souvent intervenir dans leurs analyses des hypothèses sur les causes ou les raisons des comportements des individus : satisfaction de besoins, intérêt économique, quête du pouvoir ou de la reconnaissance, etc. Ces notions, parfois élaborées à l’intérieur de théories consistantes, posent plusieurs ordres de problèmes qui seront mis en débat :

- relations avec les théories psychologiques et l’anthropologie philosophique

- «préférence» de nos disciplines pour l’une ou l’autre de ces hypothèses

- difficultés d’un universalisme toujours suspect d’ethnocentrisme ou d’anachronisme

 

7 juin - MDR, salle D31, 10h-13h

Les figures de la proximité

Gabriel Colletis, Marie-Christine Jaillet

Ce thème, traité naguère dans un séminaire du CIRUS mérite d'être retravaillé. La métaphore de l'espace ou la transposition de la notion par la définition explicite de formes de proximité alternatives à la proximité dans l'espace physique peut prendre des formes extrêmement variable: proximité culturelle, sociale, économique, relationnelle, etc.

 

Programme 2009



 

 

 

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